Jour 209 — (189) Je sens l’Amour de Dieu en moi maintenant

Je ne me limite pas à mon corps. Je reviens à l’espace libre en moi. Un espace intact, vivant, entier.

Je reviens à une qualité intérieure simple : une présence qui s’ouvre quand je laisse la terre respirer avec moi. Une présence qui part du cœur, là où l’amour ne se perd pas.

Je laisse tomber ce qui a troublé cette présence : les images qui ont déformé la perception, les tensions qui ont fragmenté l’attention, les histoires qui ont rétréci l’espace intérieur. Je ne cherche pas à comprendre. Je reviens à ce qui reste ouvert, tranquille, entier.

Quand une tension apparaît, je ne m’y attache pas. Je reconnais le mouvement intérieur qui voudrait se fixer sur une fermeture, et je le laisse passer. Je reviens au-dedans du cœur : un espace qui ne se divise pas, qui ne se disperse pas, qui demeure disponible. Je reviens à la continuité, à la neutralité, à la sobriété du geste.

Sentir l’amour revient à reconnaître ce qui s’éclaire en moi. Cet amour ne dépend ni des formes, ni des circonstances. Il circule quand je reviens à l’espace libre : une qualité de présence qui ne se mesure pas, qui ne se limite pas, qui ne se ferme pas. En revenant à cette présence intérieure — en laissant l’amour se révéler — je le laisse se diffuser autour de moi, naturellement.

Dans la pratique, cet amour intérieur devient l’axe où je me tiens. C’est là que je place ma confiance.

9ᵉ Principe pour un miracle

« Les miracles sont un échange. Comme toute expression d’amour, ils renversent les lois du monde. Ils donnent plus d’amour au donneur comme au receveur. »


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