Idée du jour 14 : La Vie n’a pas créé un monde in-signifiant. UCEM

Introduction

La Leçon 14, inspirée d’Un cours en miracles, nous rappelle que la Vie n’a pas créé un monde dépourvu de sens. Cela signifie que ce que nous percevons comme menaçant, insuffisant ou problématique dans notre environnement n’a rien à voir avec la réalité, mais avec nos propres interprétations.

Nous ne voyons jamais l’environnement tel qu’il est réellement.
Nous voyons un environnement filtré par nos peurs, nos expériences passées, nos attentes, nos scénarios.

Ainsi, lorsque nous nous inquiétons pour le cheval — son confort, ses congénères, la météo, l’espace, les dynamiques du troupeau — nous ne voyons pas la réalité vivante.
Nous voyons nos pensées sur la réalité.

La Vie, elle, ne crée rien qui soit dépourvu de sens.
Elle ne crée pas un monde où le cheval serait fondamentalement en danger, isolé, menacé ou mal soutenu.
Elle crée un être vivant, sensible, intelligent, capable de s’ajuster, de se relier, de se réguler, de trouver sa place.

Reconnaître que nos inquiétudes ne viennent pas de la Vie telle que nous la comprenons, mais de notre mental, ouvre un espace de clarté.
Un espace où nous pouvons rencontrer le cheval tel qu’il est, et non tel que nos peurs nous le montrent.

Cet exercice t’invite à faire cette expérience directement, dans l’environnement du cheval.


Exercice pratique : « Revenir à la réalité vivante de son environnement »

Intention

  • Voir l’environnement du cheval sans les filtres de l’inquiétude.
  • Reconnaître que les scénarios de mal‑être que nous imaginons ne viennent pas de la réalité, mais de notre mental.
  • Revenir à une présence simple, claire et réellement aidante pour le cheval.

Étape 1 — Entrer dans l’environnement avec neutralité

Place-toi dans l’espace où vit ton cheval : pré, paddock, écurie, troupeau.
Respire.
Laisse ton regard se poser sur ce qui est là :

  • les autres chevaux
  • la météo
  • les distances
  • les sons
  • les mouvements

Laisse venir les pensées habituelles, sans les retenir.


Étape 2 — Identifier une inquiétude précise

Choisis une inquiétude claire liée à l’environnement ou aux congénères.
Par exemple :

  • « J’ai peur qu’il soit mal à cause de ce cheval dominant »
  • « Je crois qu’il s’ennuie dans cet espace »
  • « Je pense qu’il n’est pas en sécurité ici »
  • « Je crains qu’il souffre de cette météo »

Nomme-la intérieurement, simplement.


Étape 3 — Retirer la réalité à cette projection

En regardant ton cheval dans son environnement, répète intérieurement :

« Le réel n’est pas dénué de sens.
Ce que j’imagine ici (précise la situation qui dérange) ne vient pas du réel, donc je n’ai pas à y croire. »

Tu ne nies pas ton amour pour lui.
Tu reconnais simplement que cette inquiétude n’est pas la vérité de la Vie.

Observe ce qui se détend en toi.


Étape 4 — Voir ce qui reste quand la peur s’efface

Repose ton attention sur ton cheval, sans l’histoire.
Observe ce qui apparaît alors :

  • un cheval qui respire
  • un cheval qui s’ajuste
  • un cheval qui vit sa relation au troupeau
  • un cheval présent, ici, maintenant

Souvent, un changement subtil se produit :
un relâchement, un regard, un rapprochement, une respiration partagée.


Étape 5 — Intégration

Remercie intérieurement ton cheval et son environnement pour ce miroir.
Reconnais que la paix vient de ton esprit, pas des conditions extérieures.
Et garde avec toi cette phrase simple :

« Je choisis de voir ce que la Vie a réellement créé. »


Pourquoi cet exercice est puissant

  • Il clarifie la perception. Il nous aide à distinguer ce que le cheval vit réellement de ce que notre esprit imagine.
  • Il réduit l’inquiétude. En reconnaissant que nos peurs viennent de nos propres perceptions, elles perdent immédiatement de leur intensité.
  • Il améliore notre présence. Quand l’esprit se calme, notre posture et notre énergie deviennent plus stables, ce que le cheval ressent immédiatement.
  • Il révèle le cheval tel qu’il est. Sans le filtre de l’anxiété, nous voyons un cheval vivant, capable de s’ajuster relationnellement dans son environnement.
  • Il ramène à la paix intérieure. Cette paix devient un soutien concret pour le cheval, bien plus efficace que la vigilance ou le contrôle.

C’est un acte de désidentification


  • 14ème clé pour un succès véritable

« Le succès véritable témoigne de l’élan qui l’anime. Il est convaincant parce qu’il naît d’une conviction profonde. Sans cette conviction, il se réduit à un simple résultat, dépourvu d’esprit et donc vide de sens. C’est l’usage non créateur de l’esprit qui le réduit en un gain ou une perte. »