Je ne me limite pas à mon corps. Je reviens à l’espace libre en moi. Un espace intact, vivant, entier.
Je reviens à un calme intérieur : un apaisement qui se révèle quand je laisse la terre se calmer avec moi. Un calme qui part du cœur, là où la paix ne se perd pas.
Je laisse tomber ce qui a troublé ce calme : les images qui ont déformé la perception, les tensions qui ont fragmenté l’attention, les histoires qui ont rétréci l’espace intérieur. Je ne cherche pas à comprendre. Je reviens à ce qui reste ouvert, tranquille, entier.
Quand une tension apparaît, je ne m’y attache pas. Je reconnais le mouvement intérieur qui voudrait se fixer sur l’agitation du corps et je le laisse passer. Je reviens au-dedans du cœur qui ne se divise pas, qui ne se disperse pas, qui demeure disponible. Je reviens à la continuité, à la neutralité, à la sobriété du geste.
Trouver la paix revient à reconnaître ce qui s’apaise en moi. Cette paix ne dépend ni des formes, ni des circonstances. Elle circule quand je reviens à l’espace libre : une qualité de présence qui ne se mesure pas, qui ne se limite pas, qui ne se ferme pas. En me rendant calme — en revenant à cette paix intérieure — je laisse cette qualité se diffuser autour de moi, naturellement.
Dans la pratique, cette paix intérieure devient l’axe où je me tiens. C’est là que je place ma confiance.
8° Principe pour un miracle
« Les miracles sont guérisseurs parce qu’ils comblent un manque. Ils sont accomplis par ceux qui temporairement ont plus pour ceux qui temporairement ont moins. »
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