Jour 207 — (187) Je bénis le monde parce que je me bénis moi‑même

Je ne me limite pas à mon corps. Je reviens à l’espace libre en moi. Un espace intact, vivant, entier.

Je reviens à une reconnaissance simple : un regard qui ne se contracte pas, qui ne se défend pas, qui ne se confond pas avec les récits du monde. Un regard qui part du cœur, là où la clarté ne se perd pas.

Je laisse tomber ce qui a troublé cette clarté : les images qui ont déformé la perception, les tensions qui ont fragmenté l’attention, les histoires qui ont rétréci l’espace intérieur. Je ne cherche pas à comprendre. Je reviens à ce qui reste ouvert, tranquille, entier.

Quand une tension apparaît, je ne m’y attache pas. Je reconnais le mouvement intérieur qui voudrait se fixer sur les limites du corps, et je le laisse passer. Je reviens à une présence qui ne se divise pas, qui ne se disperse pas, qui demeure disponible. Je reviens à la continuité, à la neutralité, à la sobriété du geste.

Bénir le monde revient à reconnaître ce qui s’éclaire en moi. Cette reconnaissance ne dépend ni des formes, ni des circonstances. Elle circule quand je reviens à l’espace libre : une qualité d’amour qui ne se mesure pas, qui ne se limite pas, qui ne se ferme pas.

Dans cette reconnaissance — en revenant à la clarté intérieure —je laisse cette qualité se diffuser autour de moi, naturellement.

Dans la pratique, cette reconnaissance devient l’axe où je me tiens. C’est là que je place ma confiance.

7ᵉ Principe pour un miracle

« Chacun a droit aux miracles. Seulement une purification est d’abord nécessaire. »


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