Jour 206 — (186) Le salut du monde dépend de moi

Je ne me limite pas à mon corps. Je reviens à l’espace libre en moi. Un espace intact, vivant, entier.

Je reviens à ce qui peut être offert sans effort : une qualité d’être qui ne se contracte pas, qui ne se défend pas, qui ne se ferme pas. Je laisse tomber les images qui ont obscurci le regard, les tensions qui ont fragmenté la présence, les récits qui ont rétréci l’espace intérieur. Je ne cherche pas à comprendre : je reviens à ce qui est simple, stable, silencieux.

Quand une tension apparaît, je ne m’y attache pas. Je reconnais le mouvement intérieur qui voudrait se fixer dans les récits du monde, et je le laisse passer. Je reviens à la continuité, à la neutralité, à la sobriété du geste.

Reconnaître que le salut du monde dépend de moi revient à reconnaître que ma paix intérieure influence le champ autour de moi. Non par action, ni par volonté, mais par la qualité de présence qui circule quand je ne me contracte pas. Une présence qui ne se divise pas, qui ne se perd pas, qui demeure intacte.

Dans la pratique, cette présence devient l’axe où je me tiens. C’est là que je place ma confiance.

6ᵉ Principe pour un miracle

« Les miracles sont naturels. C’est lorsqu’ils ne se produisent pas que quelque chose ne va pas. »


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