Je ne me limite pas à mon corps. Je reviens à l’espace libre en moi. Un espace intact, vivant, entier.
Je reviens à un désir simple : la paix intérieure. Je dépose les buts qui serrent, les attentes qui contractent, les images qui fragmentent la présence. Je ne cherche pas à comprendre : je reviens à ce qui se dépose, à ce qui ne se tend pas, à ce qui reste ouvert.
Quand une tension apparaît, je ne m’y attache pas. Je reconnais le mouvement intérieur qui voudrait se fixer dans la fermeture, et je le laisse passer. Je reviens à la continuité, à la neutralité, à la sobriété du geste.
Vouloir la paix revient à simplifier. À revenir à un axe qui ne dépend de rien : ni du temps, ni des formes, ni des récits du monde. Une paix qui ne se contracte pas, qui ne se divise pas, qui ne se perd pas. Je me reconnais dans cette qualité de présence qui demeure intacte.
Dans la pratique, ce désir devient l’axe où je me tiens. C’est là que je place ma confiance.
5ᵉ Principe pour un miracle
« Les miracles sont des habitudes à prendre, pour devenir involontaire. Ils représentent des actes d’amour qui ne nécessitent aucun contrôle conscient. Posés de manière trop délibérée, ils peuvent perdre leur justesse et être mal dirigés. »
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