Jour 214 — (194) Je mets le futur entre les Mains de Dieu

Je ne me limite pas à mon corps. Je reviens à l’espace libre en moi. Un espace intact, vivant, silencieux.

Revenir à cet espace, c’est reconnaître une seule orientation intérieure : m’en remettre à ce qui est donné maintenant. Un geste qui ne dépend pas des anticipations, ni des scénarios, ni des pensées qui serrent. Un geste qui ne se projette pas, qui ne se défend pas, qui ne cherche pas à maîtriser ce qui vient. Un espace où la présence reste entière, même quand le corps réagit, même quand l’esprit voudrait anticiper le futur.

Revenir à cet espace, c’est laisser tomber les projections. C’est reconnaître que chaque expérience peut devenir un terrain pour défaire ce qui serre encore. C’est accepter un espace intérieur déjà là : non corporel, stable, silencieux, qui ne se laisse pas définir par les attentes.

Dans cette neutralité, la présence se dépose. Elle devient un lieu où rien n’a besoin d’être prévu, où rien n’a besoin d’être sécurisé, où la perception se clarifie.

Quand une anticipation apparaît, je ne m’y attache pas. Je sens le mouvement intérieur qui voudrait se fixer sur une image ou une conclusion — et je le laisse passer. Je reviens à la continuité, à la neutralité, à la sobriété du geste — là où le présent peut se reconnaître.

En revenant à cette présence — en m’en remettant à ce qui est donné maintenant — je laisse la clarté intérieure se diffuser autour de moi, naturellement.

Dans la pratique, cette clarté devient l’Axe où je me tiens. C’est là que je place ma confiance.

14ᵉ Principe pour un miracle

« Les miracles sont simples et naturels lorsqu’ils naissent d’une conviction intérieure réelle. Sans cette conviction, ils dégénèrent en objectifs sans substance, centrés sur le gain ou la perte, et le geste perd alors toute sa justesse. »