Je ne me limite pas à mon corps. Je reviens à l’espace libre en moi. Un espace intact, vivant, silencieux.
Revenir à cet espace, c’est reconnaître une seule orientation intérieure : la liberté. Une liberté qui ne dépend pas des formes, ni des circonstances, ni des pensées qui serrent. Une liberté qui ne contracte pas, qui ne se disperse pas, qui ne se ferme pas. Un lieu où la présence reste entière, même quand le corps réagit, même quand les pensées se resserrent.
Revenir à cette liberté, c’est laisser tomber ce qui enferme. C’est reconnaître que chaque expérience peut devenir un terrain pour défaire une tension intérieure. C’est accepter ce qui est déjà vrai en soi : un espace non corporel, stable, silencieux, qui ne se laisse pas définir par les histoires.
Dans cette simplicité, la liberté intérieure se laisse reconnaître. Elle devient un lieu où la présence ne se divise plus, où rien n’a besoin d’être prouvé, où la perception se dépose.
Quand une tension apparaît, je ne m’y attache pas. Je vois le mouvement intérieur qui voudrait se fixer sur une image, une interprétation, une conclusion — et je le laisse passer. Je reviens à la continuité, à la neutralité, à la sobriété du geste — là où la liberté intérieure peut apparaître.
En revenant à cette présence — en laissant cette liberté simple se reconnaître — je la laisse se diffuser autour de moi, naturellement.
Dans la pratique, cette liberté intérieure devient l’Axe où je me tiens. C’est là que je place ma confiance.
13ᵉ Principe pour un miracle
« Les miracles sont à la fois des commencement et des fins. Ainsi ils altèrent l’ordre temporel. Ce sont toujours des affirmations de renaissance, qui semblent revenir en arrière mais en réalité, vont en avant. Il définit le passé dans le présent et ainsi libère le futur. »