Je ne me limite pas à mon corps. Je reviens à l’espace libre en moi. Un espace intact, vivant, silencieux.
L’amour est la voie dans laquelle je marche avec gratitude. Ici, Gratitude apparaît comme un geste simple : la reconnaissance.
Je re‑connais ce qui est déjà là. Je re‑connais la voie sur laquelle je marche. Je re‑connais la qualité d’être qui se déploie quand rien ne s’y oppose.
Ce geste ne dépend pas des émotions, ni des attentes, ni des pensées qui serrent. Il ne se contracte pas, ne se défend pas, ne cherche pas à obtenir quoi que ce soit. C’est un espace où la présence reste entière, même quand le corps réagit, même quand l’esprit voudrait interpréter ou se fermer.
Revenir à cet espace, c’est laisser tomber ce qui obscurcit la perception. C’est reconnaître que chaque expérience peut devenir un terrain pour défaire ce qui se crispe encore. C’est accepter un espace intérieur déjà là : non corporel, stable, silencieux, qui ne se laisse pas définir par les récits ou les rôles.
Dans cette neutralité, la présence se dépose. Elle devient un lieu où l’amour peut circuler naturellement, sans intention, sans fabrication, sans volonté de bien faire.
Quand une tension apparaît, je ne m’y attache pas. Je sens le mouvement intérieur qui voudrait se fixer sur une image, une conclusion ou une défense — et je le laisse passer. Je reviens à la continuité, à la neutralité, à la sobriété du geste — là où l’amour peut être reconnu.
En revenant à cette présence — en laissant l’amour se reconnaître dans le pas que je fais — je laisse cette qualité intérieure se diffuser autour de moi, naturellement.
Dans la pratique, cette re‑connaissance devient l’Axe où je me tiens. C’est là que je place ma confiance.
15ᵉ Principe pour un miracle
« Chaque jour devrait être consacré aux miracles. Le but du temps est de nous apprendre à l’utiliser de façon constructive. Un moyen pour parvenir à une fin. Le temps cessera lorsqu’il n’aura plus d’utilité pour faciliter l’apprentissage. »