Je ne me limite pas à mon corps. Je reviens à l’espace libre en moi. Un espace intact, vivant, silencieux.
Dans cet espace, je re‑connais une seule chose : ce que je suis ne dépend pas de la forme que je perçois. Le corps est présent, sensible, utile, mais il ne définit pas l’identité. Quand je cesse de me confondre avec ses limites ou ses réactions, je peux sentir une appartenance plus vaste — une origine intacte, non séparée, qui ne dépend d’aucune circonstance. Cette appartenance n’est pas une croyance : c’est une qualité d’être qui se re‑connais quand je m’ouvre à elle.
Ce geste intérieur dépose l’identification au corps — sans lutter, sans corriger. Dans ce geste, une liberté non cherchée apparaît. La liberté n’est pas à obtenir : elle était déjà là, comme une évidence qui se dévoile quand l’esprit se calme. Un apaisement naturel revient, un retour à une présence qui ne cherche rien, qui se tient simplement dans ce qui est.
Quand une tension apparaît, je ne m’y attache pas. Je sens le mouvement intérieur qui voudrait se fixer sur une forme, sur une histoire, sur une conclusion qui rétrécit l’être — et je le laisse passer. Je reviens à la continuité, à la neutralité, à la sobriété du geste — là où l’esprit peut se poser un moment, retrouver son axe, et se préparer à revenir dans le monde sans confusion.
En revenant à cette présence — en ne la confondant pas avec le corps —je laisse cette clarté se diffuser autour de moi, naturellement.
Dans la pratique, ce geste intérieur devient l’Axe où je me tiens. C’est là que je place ma confiance.
19ᵉ Principe pour un miracle
« Les miracles naissent d’un mouvement commun. Quand les états intérieurs s’ouvrent dans la même direction, quelque chose se reconnaît et agit sans effort. Ce mouvement ne suit pas les repères du temps :il répond à une justesse plus naturelle. »
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