Je ne me limite pas à mon corps. Je reviens à l’espace libre en moi. Un espace intact, vivant, silencieux.
Dans cet espace, je re‑connais une seule chose :ce qui me revient est ce qui est déjà là.Chaque simplicité, chaque éclaircissement, chaque ouverture — revient vers moi.Non comme un gain, mais comme le rappel que le retour vers soi est un geste silencieux qui ramène la perception vers l’intact.
Ce geste me montre que la confusion apparaît quand la perception se détourne de cet espace libre. Quand je me tends, je perds la lisibilité. Quand je me ferme, je perds la clarté. Quand je me sépare, je perds la continuité.
Quand une tension apparaît, je ne m’y attache pas. Je sens le mouvement intérieur qui voudrait se fixer sur une image, une conclusion ou une séparation — et je le laisse passer. Je reviens à la continuité, à la neutralité, à la sobriété du geste — là où la re‑connaissance peut être retrouvée.
En revenant à cette présence —en reconnaissant ce qui m’est révélé —je la laisse se diffuser autour de moi, naturellement.
Dans la pratique, ce retournement intérieur devient l’axe où je me tiens. C’est là que je place ma confiance.
17° Principe pour un miracle
« Les miracles ne viennent pas du corps. Ce sont des passages soudains d’une perspective à une autre, et c’est ainsi qu’ils rétablissent la vision intérieure. »
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