Je ne me limite pas à mon corps. Je reviens à l’espace libre en moi. Un espace intact, vivant, silencieux.
Dans cet espace, je re‑connais une seule chose : tout ce que je fais, je le fais à moi‑même. Chaque tension que je projette, chaque attaque que je formule, chaque jugement que je serre — revient vers moi. Non pas comme une punition, mais comme le rappel que ce ne peut être que moi que je blesse.
Ce geste me montre simplement que la souffrance naît quand je m’éloigne de l’espace intact en moi. Quand j’attaque, je souffre. Quand je me défends, je me ferme. Quand je condamne, je me sépare.
Revenir à l’espace libre, c’est reconnaître que je ne suis pas la contraction. C’est reconnaître que je ne me confonds pas avec les réactions. C’est reconnaître que je ne me réduis pas à ce qui serre.
Dans cette re‑connaissance, je laisse la présence reprendre sa place. Elle devient un lieu où le pardon peut apparaître naturellement — non pas comme un acte moral, mais comme un relâchement de la tension que je portais contre moi‑même. Un geste qui me ramène à une paix intérieure déjà là.
Quand une attaque apparaît, je ne m’y attache pas. Je sens le mouvement intérieur qui voudrait se fixer sur une image, une conclusion ou une condamnation — et je le laisse passer. Je reviens à la continuité, à la neutralité, à la sobriété du geste — là où la paix peut être reconnue.
En revenant à cette présence — en m’en remettant à elle — je laisse la paix intérieure se diffuser autour de moi, naturellement.
Dans la pratique, cette re‑connaissance devient l’Axe où je me tiens. C’est là que je place ma confiance.
16ᵉ Principe pour un miracle
« Les miracles montrent qu’il y autant de bonheur à donner qu’à recevoir.
Ils renforcent celui qui donne et augmentent les forces de celui qui reçoit simultanément. »
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