Je ne me limite pas à mon corps. Je reviens à l’espace libre en moi. Un espace intact, vivant, entier.
Revenir à cet espace, c’est reconnaître une présence intérieure simple, qui ne dépend ni des formes ni des circonstances. Une présence qui ne se ferme pas, qui ne se contracte pas, qui ne se disperse pas. Un lieu où l’être reste entier, même quand le corps réagit, même quand les pensées se serrent.
C’est reconnaître un cœur vivant qui ne se confond pas avec les histoires, un espace clair qui ne se divise pas, un retour à l’origine qui demeure intact.
Ce n’est pas une affirmation personnelle. C’est un constat de présence : un espace ouvert, disponible, non séparé.
Quand une tension apparaît, je ne m’y attache pas. Je reconnais le mouvement intérieur qui voudrait se fixer sur une image, une histoire, une interprétation — et je le laisse passer. Je reviens à la continuité, à la neutralité, à la sobriété du geste — là où la liberté intérieure peut apparaître sans l’histoire ajoutée qui la recouvre.
En revenant à cette présence intérieure — en laissant cette identité simple se reconnaître — je la laisse se diffuser autour de moi, naturellement. Elle devient la manière dont je me tiens, la manière dont je perçois.
Dans la pratique, cette identité intérieure devient l’Axe où je me tiens. C’est là que je place ma confiance.
11ᵉ Principe pour un miracle
« Le retournement intérieur est un geste d’ouverture. Il laisse la place à plus vaste que soi. Dans cette ouverture, l’amour peut être reçu. Et par les miracles, il se déploie dans la relation. »
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