Aujourd’hui, nous nous rappelons que nous n’avançons pas seuls. Il y a en nous un mouvement qui nous porte, même lorsque nous ne le sentons pas. Nous n’avons pas besoin de le nommer. Nous n’avons pas besoin de le comprendre. Nous pouvons simplement nous y appuyer.
Nous laissons tomber l’idée que tout dépend de notre effort. Nous relâchons la tension de vouloir contrôler, anticiper, tenir. Nous nous déposons dans une présence plus simple, plus calme, plus ouverte.
Nous reconnaissons que quelque chose en nous sait déjà comment marcher. Une part intacte, silencieuse, qui ne se contracte pas. Nous laissons cette part prendre un peu plus de place aujourd’hui.
Nous avançons sans forcer. Nous respirons. Nous nous laissons guider par un mouvement intérieur qui ne demande rien, qui n’exige rien, qui ne juge rien.
Si une inquiétude apparaît, nous laissons l’intérieur se détendre. Si une résistance se montre, nous laissons l’espace s’ouvrir autour d’elle. Nous n’essayons pas de corriger. Nous laissons simplement la présence redevenir disponible.
Aujourd’hui, nous marchons avec douceur. Nous nous laissons accompagner par ce qui est déjà là. Nous reconnaissons que nous pouvons nous appuyer sur une stabilité intérieure qui ne dépend pas des circonstances.
Nous avançons ensemble, dans un calme qui ne se prouve pas, mais qui se ressent.
22° Principe pour un miracle
« Les miracles ne peuvent être liés à la peur sauf si je crois que ce qui échappe à mes yeux n’existe pas, niant ainsi la possibilité d’une vision intérieure. »
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