Leçon 280 — Quelles limites puis-je imposer au vivant ?

Version CP — d’après la Leçon 280 UCEM
Module 5

Introduction

Aujourd’hui, le geste intérieur est de reconnaître que ce qui demeure vivant est sans limites.

La manière dont je regarde le vivant influence ce que je crois voir de lui. Certaines limites paraissent réelles simplement parce qu’elles sont perçues depuis longtemps.

Lorsque je me crois limitée, je finis aussi par percevoir le vivant comme limité. Les croyances que j’ai faites sur moi deviennent peu à peu la manière dont je regarde l’autre, la relation et le monde vivant.

À force d’être répétées, certaines perceptions donnent l’impression que la séparation, la contrainte et le manque font naturellement partie de la réalité.

Pourtant, la perception peut imaginer des limites qui ne sont pas réellement présentes. Elle peut croire à l’enfermement sans pouvoir le rendre réel. Ce qui demeure vivant reste ce qu’il est, quelles que soient les apparences.

Ce qui est vivant demeure relié depuis l’origine. La séparation appartient au regard qui y croit. Lorsque les limites cessent d’être prises pour la réalité, le vivant redevient visible dans sa liberté, sa continuité et son intégrité.

Aujourd’hui, je choisis de regarder au-delà des apparences afin de reconnaître ce qui demeure vivant, libre, relié et intact.


En pratique

Avant d’entrer en relation avec ton allié, laisse de côté les limites que tu crois percevoir.

Reviens simplement à ce qui est présent.

Approche ton allié avec un regard neuf, sans le définir à partir de ses apparences.

Honore-le, en renonçant à lui imposer les limites que le regard lui attribue. Reconnais en lui ce qui demeure libre, relié et intact au-delà des apparences.

Observe alors ce qui devient visible lorsque les limites perçues ne sont plus confondues avec la réalité du vivant.

Ce que tu reconnais dans le vivant chez l’autre devient également plus visible en toi. La reconnaissance ne sépare pas ; elle révèle ce qui est déjà partagé.

Accorde ton attention à ce qui relie plutôt qu’à ce qui sépare. Laisse le champ s’ouvrir à ce qui est déjà là.

Dans le champ, le vivant devient plus visible. La relation retrouve naturellement sa continuité, sa simplicité et son mouvement.

Durée : 3 minutes
Posture : neutre
Intention : aucune


Geste intérieur

Je regarde au-delà des limites que mon regard croyait réelles.


Phrase d’intégration

J’honore le vivant en moi et en l’autre, car il est le même en chacun.


30° Principe de connexion

« L’instant de connexion ajuste les niveaux de perception et les montre dans leur juste alignement. Il place la vision intérieure au centre, où elle peut communiquer directement. »