Cette idée inspiré de la leçon 8 d’Un cours en miracles, explique pourquoi nous ne voyons que le passé.
Nous ne voyons jamais les choses telles qu’elles sont réellement.
En vérité, nous ne voyons que nos pensées projetées à l’extérieur.
Lorsque notre esprit est occupé par des pensées passées, il ne peut pas saisir le présent — qui est pourtant le seul temps réel.
La seule pensée juste que nous puissions avoir au sujet du passé est qu’il n’est pas là.
Y penser revient donc à penser à des illusions.
Cela entraîne notre esprit à revisiter ce qui n’existe plus ou à anticiper ce qui n’est pas encore. Dans ces moments‑là, notre esprit est vide, car il ne pense à rien de réel.
L’exercice d’aujourd’hui met l’accent sur le moment présent.
Nous allons apprendre à reconnaître comment nos pensées passées influencent notre comportement actuel et colorent notre relation avec le cheval.
Cette prise de conscience est une première étape vers une transformation profonde.
Nous ferons l’exercice les yeux fermés.
Cela nous aide à identifier plus facilement les pensées passées, en nous tournant vers notre intériorité sans les distractions du monde extérieur.
Pendant une minute environ, nous observons simplement notre esprit, avec le moins d’investissement possible.
Nous notons les pensées passées qui apparaissent, sans les juger, sans les retenir.
Cet exercice peut être fait quatre ou cinq fois dans la journée, sauf s’il crée de l’irritation.
Et si une irritation ou une émotion surgit, nous l’incluons simplement dans l’observation : elle fait partie de l’exercice.
- 8ᵉ clé pour le succès
« Le succès véritable guérit parce qu’il rééquilibre un manque.
Il apparaît quand l’un, pour un temps, peut donner ce que l’autre a besoin de recevoir. »
Exercice pratique avec le cheval
Intention de l’exercice
Reconnaître que, face au cheval, nous ne réagissons pas au présent mais à nos pensées passées : souvenirs, attentes, images, émotions déjà connues.
Cette reconnaissance ouvre un espace où une relation plus vraie, plus neutre, peut émerger.
Déroulement de l’exercice
1. S’arrêter et fermer les yeux (1 minute)
Plaçons-nous à une distance confortable du cheval.
Fermons les yeux.
Respirons doucement.
Laissons venir les pensées telles qu’elles apparaissent :
- souvenirs d’une séance précédente,
- attentes pour aujourd’hui,
- jugements,
- inquiétudes,
- envies,
- scénarios imaginés.
Nous ne cherchons pas à les changer.
Nous les observons simplement.
Puis nous nommons intérieurement en complétant mentalement :
« Il semble que je pense à [nom d’une personne], à [nom d’un objet], à [nom d’une émotion].»
2. Reconnaître leur nature passée
Après quelques pensées observées, ajoutons intérieurement :
« …mais mon esprit est préoccupé de pensées passées. »
Cette phrase est le cœur de la leçon.
Elle nous aide à voir que ces pensées ne montrent rien du présent.
3. Ouvrir les yeux et regarder le cheval
Ouvrons maintenant les yeux.
Posons notre regard sur le cheval.
Demandons-nous :
- Suis‑je en train de le voir…
- ou suis‑je en train de revoir mes pensées passées à son sujet ?
Peut-être :
- « Il va sûrement faire ceci… »
- « La dernière fois il a réagi comme ça… »
- « J’espère qu’il ne… »
- « Je me souviens quand… »
Nous reconnaissons simplement :
« Ce ne sont que des pensées passées. »
4. Revenir au présent
Laissons tomber ces pensées, juste un instant.
Puis accueillons intérieurement :
« Et si je ne savais rien de lui ? »
Restons quelques secondes dans cette ouverture.
Le cheval devient alors un miroir du présent, non du passé.
5. Clôture
Avant de terminer, posons une main sur notre cœur et disons intérieurement :
« Je suis prêt(e) à rencontrer ce moment sans le passé. »
Remercions le cheval pour sa présence silencieuse.
Pourquoi cet exercice est puissant ? Parce qu’il nous montre que :
- nos pensées ne sont pas le présent,
- nos réactions ne sont pas neutres,
- notre relation au cheval est souvent filtrée par le passé,
- et que la présence véritable commence lorsque nous reconnaissons cela.
Le cheval, par sa sensibilité naturelle, nous aide à revenir à ce qui est réel, ici et maintenant.