Le livre Un Cours en miracles m’a ouvert un autre regard, et c’est ici qu’il prend forme dans mon écriture : une écriture sans psychologie, sans symbolique, sans projection, sans interprétation. Une écriture où le cheval n’est plus un miroir, mais un co‑régulateur naturel de l’état intérieur.
Ce changement d’écriture demande du temps. Il demande de déposer des années de pratiques anciennes, des réflexes de langage, des habitudes de pensée, des cadres pédagogiques qui ont structuré mon expérience.
Je ne suis pas en train de me « corriger ». Je suis en train de changer d’endroit intérieur, là où mon regard s’éclaircit, doucement : phrase après phrase, geste après geste, jour après jour.
Je découvre une nouvelle posture intérieure. Je l’apprends en écrivant, et j’écris en l’apprenant. C’est organique, épuré et vivant.
Cette posture ne demande rien, elle ne pousse rien. Elle est simplement là, dans un espace intérieur qui ne se divise pas. Quand je m’y appuie, quelque chose se stabilise en moi. Le corps retrouve son propre langage, un langage qui s’ajuste naturellement dans la relation.
Ici, je laisse l’ancien se déposer. Ici, je laisse le nouveau se révéler. Ici, je reste dans mon axe. Ici, je me tiens à ma juste place.