Je ne me limite pas à mon corps. Je reviens à l’espace libre en moi. Un espace intact, vivant, entier.
J’invoque ce qui ne se contracte pas. Je reviens au nom qui ne sépare pas, qui ne juge pas, qui ne se défend pas. Je laisse tomber les images qui ont obscurci le regard, les tensions qui ont fragmenté la présence, les récits qui ont rétréci l’espace intérieur. Je ne cherche pas à comprendre : je reviens à ce qui est simple, stable, silencieux.
Quand une tension apparaît, je ne m’y attache pas. Je reconnais le mouvement intérieur qui voudrait se fixer dans la fermeture et la distance,et je le laisse passer. Je reviens à la continuité, à la neutralité, à la sobriété du geste.
Invoquer le Nom de Dieu — la Vie — revient à reconnaître ce qui demeure intact en moi :un axe qui ne dépend pas de mes formes, parce qu’il est aussi le mien.
Dans la pratique, ce nom devient le centre où je me tiens. C’est là que je place ma confiance.
3ᵉ Principe pour un miracle
« Les miracles, en tant qu’expressions d’amour, se produisent naturellement. Le vrai miracle est l’amour qui les inspire. En ce sens tout ce qui vient de l’amour est un miracle. »