Introduction
La leçon 154 m’a rappelé que je ne suis pas seule,
que ma fonction ne dépend pas de mes forces
mais de ce qui me traverse.
Aujourd’hui, la leçon 155 m’invite à reconnaître
que cette fonction ne peut s’accomplir
que si je cesse de marcher devant.
Je vois encore en moi
le mouvement qui veut décider, anticiper, contrôler,
comme si le chemin dépendait de moi.
Et je vois aussi
que chaque fois que je relâche cette avance,
quelque chose de plus clair prend la tête.
Un pas simple.
Un mouvement qui ne vient pas de moi
mais auquel je peux m’accorder.
Je n’ai rien à forcer.
Je n’ai rien à produire.
Quand je reviens à cette clarté, quelque chose s’aligne.
Le pas se simplifie.
La relation devient lisible.
Le vivant répond.
C’est cela, aujourd’hui :
céder le pas.
Ne plus précéder la vérité.
Ne plus laisser l’illusion ouvrir la voie.
Me tenir là où le chemin s’ouvre
et m’y accorder.
La leçon m’invite à reconnaître cela :
je ne marche plus devant.
Je laisse la vérité de ce qui est ouvrir la voie.
Geste intérieur
Je laisse tomber ce qui voulait décider.
Je laisse tomber ce qui voulait comprendre.
Je laisse tomber ce qui voulait passer en premier.
Je cède le pas.
Je m’accorde à ce qui marche devant.
Ce geste est simple.
Il ne demande aucun effort.
Il demande seulement de ne plus précéder.
La pratique du jour
Revenir à l’endroit clair.
Laisser tomber ce qui pousse.
Laisser la vérité passer devant.
Puis marcher depuis là.
Avant la séance
Je m’arrête un moment.
Je sens ce qui veut aller devant.
Je le laisse tomber.
Je reviens à la clarté simple.
Je laisse la vérité ouvrir la voie.
J’entre dans l’espace du cheval depuis cet endroit‑là.
Pendant la séance
Je ne précède pas.
Je ne pousse pas.
Je ne laisse pas la tension prendre la tête.
J’ajuste mon pas intérieur à ce qui est vrai pour le cheval, ici et maintenant.
Je laisse le mouvement se faire depuis cette vérité‑là,
pas depuis mon intention,
pas depuis un rythme passé.
Je reste dans le mouvement qui s’ouvre.
Je reste dans la voie qui se trace.
Après la séance
Je laisse se déposer.
Je reconnais ce qui s’est ouvert.
Je ne retiens rien.
Je reviens simplement à :
la vérité marche devant.
Phrase d’intégration
Je cède le pas.
La vérité marche devant.
Je m’accorde à elle.
Question narrative
Quel moment, aujourd’hui, m’a montré que je laissais le cheval donner le pas et que je m’y accordais.
Principe 5 pour un miracle
« Les miracles sont des habitudes à prendre, pour devenir involontaire.
Ils représentent des actes d’amour qui ne nécessitent aucun contrôle conscient.
Posés de manière trop délibérée, ils peuvent perdre leur justesse
et être mal dirigés. »
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