Introduction
Dans la relation au cheval, beaucoup de choses semblent importantes : bien faire, comprendre, obtenir une réponse, garder le contrôle, être cohérent, être juste.
Mais dans le champ, très peu de ces éléments ont réellement du poids.
La Leçon 133 UCEM nous invite à un geste simple :
laisser tomber ce qui n’a pas de valeur, et ne garder que ce qui ouvre la relation.
Ce n’est pas un effort.
C’est une clarification.
Geste intérieur
Le cheval révèle immédiatement ce qui n’a pas de valeur :
les tensions, les attentes, les stratégies, les images de soi.
Non parce qu’elles sont « fausses », mais parce qu’elles ne tiennent pas dans la présence.
Le geste intérieur consiste à revenir à ce qui est stable :
- le souffle,
- l’axe,
- le regard ouvert,
- la disponibilité.
Tout ce qui ferme, contracte ou complique est simplement laissé tomber.
Sans lutte.
Sans correction.
Avec le cheval
Dans le champ, il n’y a que deux directions :
se rapprocher de la présence ou s’en éloigner.
Le cheval lit immédiatement dans quel mouvement tu es.
Trois repères permettent de reconnaître ce qui a de la valeur dans la relation :
1. Ce qui ne dure pas n’a pas de valeur
Une intention qui s’effondre dès que le cheval bouge n’est pas une intention.
Une posture qui ne tient pas dans le souffle n’est pas une posture.
La valeur se reconnaît à la stabilité.
2. Ce qui te sépare du cheval ne t’apporte rien
Si un geste te contracte, te met en avance ou en retrait, il ne sert pas la relation.
La valeur se reconnaît à ce qui ouvre.
3. Pourquoi veux‑tu cela ?
Dès qu’un geste est motivé par la volonté de réussir, d’être compris, d’être aimé ou de « faire juste », le champ se trouble.
La valeur se reconnaît à ce qui ne génère aucune tension intérieure.
Le cheval ne complexifie jamais.
Il clarifie.
Pratique du jour
Avant la séance
Un temps de 10–15 minutes, assis ou debout.
- Sentir ce qui, en toi, pèse ou tire.
- Laisser tomber ce qui n’a pas de valeur corporelle.
- Revenir à un axe simple :
respirer – sentir le sol – laisser le regard s’ouvrir.
Phrase intérieure :
« Je laisse tomber ce qui n’a pas de valeur dans le champ.
Je garde seulement ce qui ouvre la relation. »
Pendant la séance
Dès qu’un geste se trouble, dès qu’une tension apparaît :
« Je ne nourris pas ce qui trouble le champ.
Je m’accorde à ce qui reste clair. »
Tu ne corriges rien.
Tu reviens simplement à l’axe.
Après la séance
Un temps de 10–15 minutes, assis ou debout.
- Laisser retomber l’élan de la séance.
Sentir comment le corps revient à son rythme naturel. - Observer ce qui reste clair.
Ne rien chercher, ne rien retenir.
Juste reconnaître ce qui demeure stable après la rencontre. - Déposer ce qui s’est contracté.
S’il reste une tension, une image, une attente : la laisser se défaire sans intervenir.
Phrase intérieure :
« Je laisse se déposer ce qui s’est agité.
Je m’accorde à ce qui reste clair. »
Phrase d’intégration
La relation devient claire lorsque je cesse de nourrir ce qui n’a pas de poids réel.
Question narrative
Dans quel moment, aujourd’hui, ai‑je senti que quelque chose se fermait en moi — et qu’ai‑je laissé tomber pour revenir à la présence ?
33ᵉ Principe du miracle
« Les miracles t’honorent parce que tu es digne d’amour.
Ils défont ce qui te rétrécit, te libèrent de ce qui te fait peur,
et délivrent ton esprit de ce qui l’enferme, pour qu’il retrouve naturellement sa clarté. »
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