Pratique de présence avec le cheval
Intention de l’exercice
Cet exercice, inspiré de la leçon 5 du livre Un cours en miracle, nous invite à reconnaître que ce qui semble troubler notre paix pendant la séance ne vient pas du cheval, ni de la situation, mais d’une interprétation intérieure.
Le cheval devient un miroir neutre, un partenaire de clarté, non la cause du trouble.
1. Préparation intérieure (2 minutes)
Avant d’entrer en interaction avec le cheval :
- Se tenir debout, les pieds ancrés.
- Respirer profondément trois fois.
- Laisser venir à l’esprit ce qui, aujourd’hui, semble troubler la paix :
- une inquiétude,
- une tension,
- une impatience,
- une peur,
- une contrariété diffuse.
Puis se dire intérieurement :
« Il n’y a pas de petites contrariétés. Elles troublent toutes ma paix d’esprit. »
Cette phrase prépare l’esprit à ne pas hiérarchiser les émotions, comme le recommande la leçon.
2. Entrer en présence avec le cheval
Approcher le cheval sans intention d’agir.
Juste être là.
Observer :
- sa respiration,
- son regard,
- son immobilité ou ses micro-mouvements,
- la manière dont ton corps réagit à sa présence.
Noter intérieurement ce qui se passe en toi :
une tension, une attente, une émotion, un jugement, une projection.
3. Identifier la contrariété telle que tu la perçois
Choisir une émotion ou une réaction qui se manifeste.
La nommer simplement, sans analyse.
Exemples :
- « Je me sens tendu(e). »
- « Je suis agacé(e). »
- « Je suis inquiète. »
- « Je me sens rejetée. »
- « Je suis frustrée. »
Puis identifier ce que tu crois en être la cause :
- « à cause du cheval qui ne vient pas »,
- « parce qu’il ne me regarde pas »,
- « parce qu’il bouge trop »,
- « parce qu’il ne répond pas »,
- « parce que je ne sais pas quoi faire ».
4. Appliquer l’idée du jour
Dire intérieurement, en regardant le cheval ou en restant simplement en présence :
« Je ne suis pas contrarié(e) par [le cheval / ce comportement / cette situation] pour la raison à laquelle je pense. »
Puis laisser un espace de silence.
Ne rien chercher.
Ne rien corriger.
Juste laisser la phrase agir.
5. Observer ce qui change
Rester immobile quelques instants.
Observer :
- ton souffle,
- ton ventre,
- ton rythme intérieur,
- la qualité de ton regard,
- la réponse du cheval.
Souvent, un micro-relâchement se produit.
Le cheval peut s’apaiser, se rapprocher, ou simplement rester neutre — ce qui est déjà un miroir précieux.
6. Reprendre avec une autre forme de contrariété
Comme le propose la leçon :
« Appliquer la même idée à chacune d’elles séparément est la première étape pour reconnaître qu’à la fin, elles sont toutes les mêmes. »
Identifier une autre émotion, même minime.
Répéter la phrase.
Observer.
Trois ou quatre cycles suffisent.
7. Clôture : revenir à la neutralité
Terminer en posant une main sur ton cœur ou sur ton ventre.
Dire intérieurement :
« Je choisis la paix plutôt que cette interprétation. »
Puis remercier le cheval pour sa présence, non pour un “résultat”.
- La clé du succès
« Le véritable succès est une habitude à prendre, pour devenir involontaire. Il représente des actes d’amour qui ne nécessitent aucun contrôle conscient. Posés de manière trop délibérée, ils peuvent perdre leur justesse et être mal dirigés. »