Introduction
La leçon 32 d’Un cours en miracles poursuit le mouvement initié hier. Elle approfondit le lien entre cause et effet, en allant encore plus loin :
si nous ne sommes pas la victime du monde que nous voyons, c’est parce que nous l’avons inventé.
Cette idée peut sembler radicale, mais elle ouvre un espace de liberté immense. Elle retire au monde extérieur toute autorité sur nous.
Elle ramène la cause dans notre esprit, là où se trouve aussi la solution.
La leçon rappelle que ce que nous voyons à l’extérieur et ce que nous voyons à l’intérieur viennent de la même source.
Même si tu les perçois comme différents, ils sont tous deux contenus dans notre imagination.
L’exercice du jour nous invite donc à regarder ces deux mondes avec la même neutralité, la même présence.
Reconnaître que nous avons inventé le monde que nous voyons n’est pas une accusation.
C’est une délivrance, car ce que nous avons inventé, nous pouvons le laisser partir.
Et chaque fois qu’une situation nous bouleverse, la leçon nous offre une clé simple et directe :
« J’ai inventé cette situation telle que je la vois. »
Cette reconnaissance nous rend notre pouvoir. Elle nous ramène là où la paix peut enfin être choisie.
Exercice d’application – « J’ai inventé cette situation telle que je la vois »
1. Mise en place
Place‑toi avec ton cheval dans un espace fermé et calme : un box, un petit paddock, ou un rond de longe tranquille.
Laisse ton corps se poser. Sens la présence du cheval près de toi, sans chercher à influencer quoi que ce soit.
Répète intérieurement, deux ou trois fois :
« J’ai inventé cette situation telle que je la vois. »
Laisse l’idée s’installer doucement, sans effort.
2. Observation du monde extérieur
Regarde ton cheval lentement.
Observe :
- sa posture
- son souffle
- ses mouvements
- la lumière sur son corps
- l’espace autour de vous
Ne cherche rien de particulier.
Laisse simplement ce que tu vois être ce que tu vois.
Répète tranquillement :
« J’ai inventé cette situation telle que je la vois. »
Ressens comment cette idée adoucit ton regard.
Tu n’es pas en réaction : tu observes ce que ton esprit projette.
3. Passage au monde intérieur
Ferme les yeux.
Respire profondément.
Laisse venir les images, les pensées, les souvenirs, les émotions.
Ne les retiens pas.
Ne les classes pas.
Regarde ton cheval dans ton monde intérieur comme tu le regardais dans le monde extérieur :
avec douceur, neutralité, présence.
Répète lentement :
« J’ai inventé cette situation telle que je la vois. »
Laisse la phrase éclairer ce que ton imagination présente à ta conscience.
4. Égalité des deux mondes
Rouvre les yeux.
Regarde ton cheval à nouveau.
Puis referme les yeux.
Retrouve son image intérieure.
Alterne ainsi deux ou trois fois, sans forcer.
Laisse l’idée se déposer :
- ce que je vois dehors
- ce que je vois dedans
viennent de la même source.
Répète encore :
« J’ai inventé cette situation telle que je la vois. »
Tu apprends à traiter les deux mondes avec la même égalité.
5. Intégration
Reste quelques instants dans cette présence partagée.
Ressens la liberté qui apparaît lorsque tu reconnais que ce que tu vois dépend de ton désir, et non des circonstances.
Laisse cette reconnaissance se déposer dans ton corps, dans ton souffle, dans ta relation au cheval.
Si une situation te trouble pendant la séance, rappelle‑toi simplement :
« J’ai créé cette situation telle que je la vois. »
Et observe ce qui se détend immédiatement.
Termine en remerciant intérieurement le cheval pour ce moment de lucidité.
Un mot pour définir l’acte de la leçon
Reconnaitre
32ème clé pour un succès véritable
« L’Amour est à l’origine de tous les succès. Ils sont des passages qui rappellent la perfection déjà présente. Ils affinent ton regard et rendent tes perceptions plus justes. En t’ouvrant à ce qui dépasse les lois du monde, ils te ramènent dans l’ordre divin. Et dans cet ordre, tu es déjà parfait. »