Idée du jour 25 : Je ne sais pas à quoi sert quoi que ce soit

Introduction

La leçon 25 d’Un cours en miracles invite à reconnaître que la signification que nous attribuons aux choses vient de buts que nous avons nous‑mêmes projetés — et que ces buts sont généralement ceux de l’ego. En reconnaissant que nous ne savons pas réellement à quoi servent les choses, nous ouvrons un espace pour une autre forme de vision, unifiée et non personnelle.

La leçon affirme que si nous ne connaissons pas le but réel d’une chose, alors la signification que nous lui attribuons est fausse ou limitée. Nous croyons savoir à quoi servent les objets, les situations, les relations, mais cette compréhension repose sur des buts personnels, donc fragmentés. En reconnaissant notre non‑savoir, nous cessons de renforcer ces buts et ouvrons la porte à une vision plus élargie, plus unifiée. C’est un geste d’humilité intérieure, mais aussi de disponibilité.

La leçon insiste sur un point clé : l’ego n’a pas les mêmes intérêts que nous, car il n’est pas nous, du fait que ses buts sont centrés sur l’individualité, l’identification, la protection, la comparaison, la survie psychologique. En suivant de tels buts, nous faisons « mauvais usage » des choses — non pas moralement, mais parce que nous les utilisons pour maintenir une image fausse de nous‑même. Reconnaître cela permet de retirer ces buts plutôt que de les renforcer. C’est une étape de désidentification douce mais radicale.

La leçon affirme aussi que nous n’avons pas d’intérêts personnels au sens où l’ego les conçoit. Cela peut sembler provocateur, mais dans la logique du Cours, l’intérêt réel est toujours partagé, unifié. Ce qui sert l’un sert tous. Ce qui sert la paix sert la totalité. Ainsi, les buts personnels sont en réalité des buts sans substance.

La leçon donne un exemple très concret avec l’usage du téléphone. Dans notre pratique avec un cheval, la longe, le stick ou la chambrière servent à communiquer avec lui à distance — mais pourquoi voulons-nous communiquer avec lui ? C’est là que se situe le vrai but.

Cette distinction est essentielle dans la pédagogie du Cours. Le niveau fonctionnel (utilitaire) n’est pas nié, mais il n’est pas le lieu de la signification. La signification se trouve dans l’intention profonde, souvent inconsciente.

L’exercice suivant n’est pas un exercice d’ignorance, mais de désapprentissage. Il ouvre un espace intérieur où les projections se retirent, où le mental cesse de « savoir », où une autre forme de vision peut émerger. C’est un exercice de disponibilité, presque contemplatif.


Exercice d’application — Je ne sais pas à quoi sert quoi que ce soit

1. Ouverture de la séance

Prends un moment pour arriver.
Sens ton corps, tes pieds au sol, ta respiration.
Sens la présence des chevaux autour de toi — leur calme, leur lucidité, leur façon d’être simplement ici.


2. Intention de la séance

Dans notre relation aux chevaux, nous croyons souvent savoir :

  • à quoi sert un geste,
  • à quoi sert une approche,
  • à quoi sert une réaction du cheval,
  • à quoi sert une situation,
  • à quoi sert ce que nous ressentons.

Cette leçon nous invite à suspendre ce « savoir ».
À laisser tomber nos buts personnels, nos attentes, nos interprétations.
À entrer dans un espace où la rencontre peut se révéler autrement.

Les chevaux excellent dans cet espace là.
Ils ne projettent pas.
Ils ne surinterprètent pas.
Ils répondent à ce qui est.


3. Invitation centrale

Aujourd’hui, nous allons pratiquer une forme de neutralité douce :

« Je ne sais pas à quoi sert ce que je vois, ce que je ressens, ce que le cheval fait. »

Cette phrase n’est pas un renoncement.
C’est une ouverture.
Elle retire les filtres.
Elle laisse la relation respirer.


4. Exercice avec les chevaux

Phase 1 — Observation silencieuse

Choisis un cheval ou laisse un cheval venir à toi.
Regarde‑le simplement.
Sans chercher à comprendre.
Sans analyser.
Sans vouloir obtenir quoi que ce soit.

À chaque pensée interprétative, tu peux intérieurement dire :

  • « Je ne sais pas à quoi sert ce mouvement. »
  • « Je ne sais pas à quoi sert cette distance. »
  • « Je ne sais pas à quoi sert ce regard. »
  • « Je ne sais pas à quoi sert ce que je ressens. »

Laisse la phrase te ramener à la présence.

Phase 2 — Approche consciente

Si le cheval est d’accord, avance de quelques pas.
Reste dans cette disponibilité intérieure.
Laisse le cheval te rencontrer sans but.
Laisse‑toi rencontrer sans but.

Phase 3 — Réception

Accueille ce qui se passe, même si c’est très subtil.
Un souffle.
Un mouvement d’oreille.
Un pas vers toi ou un pas ailleurs.
Un changement en toi.

Répète intérieurement :
« Je ne sais pas à quoi sert cela. »

L’objectif n’est pas d’interpréter, mais de témoigner.


5. Clôture

Remercie les chevaux pour leur présence et leur enseignement silencieux.
Ils nous montrent chaque jour que la relation n’a pas besoin d’être dirigée par des buts personnels pour être profonde, vraie et transformante.

Puis repars avec cette phrase comme un souffle intérieur :
« Je ne sais pas à quoi sert quoi que ce soit. »


Pourquoi cet exercice est puissant

  • je suspends mes buts personnels,
  • j’interromps mes interprétations automatiques,
  • je retire à l’ego son terrain de jeu,
  • je crée un espace intérieur où une autre vision peut apparaître,
  • je deviens disponible à une relation non filtrée, non défensive, non dirigée.

Les chevaux répondent immédiatement à cet espace intérieur dégagé, neutre, reflétant alors la clarté de notre intention que nous retrouvons.


L’acte de la leçon en un mot

Désapprendre.


25ème clé pour un succès véritable 

« Les succès véritables font partie d’un enchaînement de pardon qui, une fois complété, répare les erreurs et restaure la vision juste.
Ce processus de réparation opère tout le temps, et dans toutes les dimensions du temps. »


En savoir plus sur Le cheval et le Médiateur

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