Introduction
La leçon 23 d’Un cours en miracles fait le constat que la peur ne peut être dissoute qu’en s’adressant à sa cause : les pensées qui l’ont faite exister. Elle s’appuie sur le principe que le monde extérieur n’est pas la cause, mais l’effet de nos pensées. Par conséquent, changer la cause — nos pensées de peur ou de jugement — change automatiquement l’effet. C’est une inversion radicale de la logique habituelle.
L’élément central de la leçon est que nous voyons bien le monde selon nos pensées, mais nous ne nous voyons pas en train de le fabriquer. Se libérer du monde que nous voyons consisterait précisément à reconnaître la cause intérieure, puis à la laisser aller. La leçon d’aujourd’hui est une invitation à une responsabilité non culpabilisante, et d’accepter que si la cause est en nous, la solution l’est aussi.
La leçon rappelle que la vision — la perception corrigée — est déjà présente en nous. Elle n’a pas à être créée, seulement à être laissée émerger dans notre conscience. En laissant de côté nos pensées de peur, il devient alors possible d’adopter une vision différente : nos perceptions sombres s’éclairent en une perspective nouvelle, soutenue par une force intérieure.
La leçon 23 est un pivot : elle introduit la possibilité réelle de s’affranchir des pensées du monde, en changeant la cause intérieure plutôt que les circonstances extérieures. Elle met en lumière notre responsabilité non coupable et ouvre la porte à un véritable changement.
Exercice d’application : J’abandonne les pensées de peur
Cet exercice peut être réalisé en main, en liberté, ou simplement en présence du cheval, selon ce qui est le plus juste pour toi et pour lui.
1. Entrer en présence (1 minute)
Place-toi près du cheval, à une distance où vous vous sentez tous les deux en sécurité et disponibles.
Respire.
Laisse ton regard se poser doucement sur lui, sur l’environnement, sur ton propre corps.
Puis répète intérieurement, lentement :
« J’abandonne les pensées de peur. »
Laisse cette phrase descendre dans ton corps, comme une intention de clarté et d’ouverture.
2. Observer ce qui se passe en toi (1 minute)
Ferme les yeux si c’est confortable, ou garde un regard doux.
Amène ton attention vers ton esprit et laisse venir les pensées qui te traversent en présence du cheval.
Cherche simplement :
- les tensions,
- les jugements,
- les inquiétudes,
- les attentes,
- les comparaisons,
- les pensées où tu te sens en faute, insuffisant(e), ou en défense.
Ce sont les « pensées de peur » dans le sens du Cours : tout ce qui contracte.
3. Formuler et relâcher (30 secondes par pensée)
Pour chaque pensée qui apparaît, dis intérieurement :
« J’abandonne les pensées de peur au sujet de… [nom du cheval / situation / moi‑même]. »
Garde la pensée un instant dans ta conscience, sans la juger.
Puis imagine qu’elle se dissout, comme une tension qui se relâche dans ton souffle.
Passe ensuite à la pensée suivante.
4. Inclure les deux directions (1 minute)
Le Cours demande d’inclure :
- les pensées où tu attaques (jugements, attentes, impatience, comparaison),
- les pensées où tu te sens attaqué(e) (peur de mal faire, peur du cheval, peur d’être jugé(e), peur d’être incompétant(e).
Avec le cheval, cela peut être très concret :
- « Il ne m’écoute pas. »
- « Je ne suis pas assez clair(e). »
- « J’ai peur qu’il réagisse. »
- « Je devrais mieux faire. »
- « Il me teste. »
- « Je ne suis pas à la hauteur. »
Traite-les comme identiques : ce sont toutes des formes de contraction intérieure.
Pour chacune, répète la phrase et relâche.
5. Revenir au cheval (30 secondes)
Rouvre les yeux.
Regarde ton cheval comme si tu le voyais pour la première fois.
Observe ce qui a changé dans ton corps, dans ton souffle, dans ton regard.
Souvent, le cheval répond immédiatement à ce changement intérieur :
- il se détend,
- il s’approche,
- il respire plus profondément,
- il se synchronise.
Laisse-toi simplement recevoir ce miroir.
6. Clôture
Termine en posant une main sur ton cœur ou sur ton ventre, et répète une dernière fois :
« Je veux voir autrement. Je laisse tomber les pensées de peur. »
Puis remercie intérieurement le cheval pour sa présence et son rôle de révélateur.
Intention de l’exercice
Cet exercice n’est pas là pour « corriger » un comportement, mais pour transformer la perception intérieure qui déteint sur la relation.
Le cheval devient un allié, un miroir vivant qui nous aide à reconnaître et relâcher les pensées qui obscurcissent notre vue. Ce processus peut être utilisé à tout moment, dès que le besoin se fait sentir.
L’acte de la leçon en un mot
Désapprendre
23ème clé pour un succès véritable
« Les succès véritables réarrangent l’effet visuel et placent l’impression de profondeur et de distance dans une vraie perspective. Cela a pour effet de rétablir la vision intérieure à tous les niveaux de perception. »
En savoir plus sur Le cheval et le Médiateur
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