Introduction
La leçon 17 d’Un cours en miracle nous rappelle une vérité fondamentale : rien de ce que nous voyons n’est neutre, parce que rien de ce que nous pensons n’est neutre. Notre perception n’est jamais un simple enregistrement du monde extérieur ; elle est toujours, influencée, orientée par l’activité de notre esprit.
Chaque pensée — même la plus discrète — donne une tonalité à ce que nous percevons. Ainsi, ce que nous voyons n’est pas « le monde tel qu’il est », mais le reflet de notre état intérieur.
Reconnaître cela ouvre un espace de responsabilité individuelle : si notre perception dépend de nos pensées, alors nous pouvons choisir ce que nous nourrissons en nous pour transformer notre expérience.
Exercice pratique avec le cheval : « Rien de ce que je vois n’est neutre »
Objectif :
Prendre conscience que ce que tu perçois du cheval — son attitude, son énergie, ses mouvements — est toujours influencé par tes pensées du moment.
1. Entrer dans l’espace du cheval
Place-toi à quelques mètres de ton cheval, dans un endroit calme.
Garde les yeux ouverts et laisse ton regard se poser naturellement sur lui, sans intention d’interagir.
Dis-toi intérieurement :
« Je ne vois pas de choses neutres parce que je n’ai pas de pensées neutres. »
Laisse cette phrase s’installer en toi quelques secondes.
2. Observer un élément du cheval
Choisis un détail :
- ses oreilles
- sa respiration
- la ligne de son dos
- son œil
- sa posture globale
Regarde cet élément assez longtemps pour pouvoir dire intérieurement :
« Je ne vois pas un(e) _________ neutre parce que mes pensées au sujet des _________ ne sont pas neutres. »
Exemples :
- « Je ne vois pas un œil neutre parce que mes pensées au sujet des yeux ne sont pas neutres. »
- « Je ne vois pas une posture neutre parce que mes pensées au sujet des postures ne sont pas neutres. »
Laisse la phrase résonner sans chercher à analyser.
3. Étendre l’observation à l’environnement
Sans faire de distinction entre animé ou inanimé, agréable ou non, laisse ton regard se poser sur :
- la barrière
- le sol
- un arbre
- un autre cheval
- ton propre corps
À chaque fois, applique la même structure :
« Je ne vois pas un(e) _________ neutre parce que mes pensées au sujet des _________ ne sont pas neutres. »
L’exercice n’est pas de comprendre, mais de constater.
4. Revenir au cheval
Repose ton regard sur ton cheval dans son ensemble.
Observe ce qui a changé en toi :
- ton état intérieur
- ta respiration
- ta disponibilité
- la qualité de ton regard
Reste simplement témoin.
5. Durée et répétition
Comme dans la leçon, fais 3 à 4 courtes périodes dans la journée, même très brèves (30 à 60 secondes).
L’important est la régularité, pas la durée.
Pourquoi cet exercice est puissant
- Il révèle que nous n’observons jamais “objectivement”.
- Il aide à distinguer le cheval réel du cheval imaginé.
- Il ouvre un espace de neutralité intérieure.
. - Il améliore immédiatement la relation.
- Il prépare le terrain pour une communication plus fine.
C’est un acte de reconnaissance
Les succès véritables transcendent le corps. Ce sont des passages soudains dans l’Invisible — des instants d’absence de jugement, hors du niveau corporel. C’est pourquoi ils apaisent.
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