Idée du jour 13 : Un monde dénué de sens engendre la peur (UCEM)


Introduction

La Leçon 13 d’Un cours en miracle, nous invite à explorer un espace intérieur subtil mais essentiel : celui de l’insignifiance.
L’insignifiance n’est pas un manque de valeur, mais l’absence d’interprétation : un moment neutre où rien n’est encore défini.
C’est un espace fragile où l’ego s’opposent à la Vie pour donner un sens à ce qui apparaît. L’ego, craignant de perdre son rôle, se précipite en premier pour combler ce vide avec ses propres histoires, ses projections et ses peurs.

Dans la relation avec le cheval, cette dynamique devient particulièrement visible. Un mouvement, un souffle, une oreille qui pivote… et déjà l’ego cherche à interpréter. Pourtant, c’est précisément dans ce moment neutre — avant que le mental n’ajoute du sens — que se trouve la possibilité d’une présence plus authentique.
Apprendre à reconnaître l’insignifiance sans peur ouvre un espace de rencontre plus vrai, plus simple et plus libre avec le cheval.


Exercice d’application avec le cheval — Voir l’insignifiance sans peur

1. Avant d’entrer dans l’espace du cheval

Trouve un endroit calme.
Ferme les yeux et répète doucement l’idée du jour :

« Ce que je vois n’a pas encore de signification pour moi, et cela me met mal à l’aise. »

Laisse cette phrase s’installer en toi.
Respire.
Quand ton corps se pose, ouvre les yeux.


2. Entrer en présence

Approche le cheval sans intention particulière.
Ne cherche pas à analyser ou à anticiper.
Laisse-toi simplement être là.

Observe d’abord ce qui se passe en toi :
tes pensées, tes tensions, tes attentes.


3. Observer sans interpréter

Regarde un détail à la fois :

  • un mouvement de tête
  • une oreille qui s’oriente
  • un changement d’appui
  • un souffle plus profond

Chaque fois que ton mental formule une interprétation, reconnais simplement :

« Ceci est une histoire que je me raconte. »

Puis reviens à ce qui est neutre : un mouvement, un souffle, une posture.


4. Rencontrer l’insignifiance

Choisis un détail minuscule :
un poil, une ombre, une tache, un cil.

Regarde-le comme si tu ne savais rien.
Laisse-le être insignifiant, c’est-à-dire sans interprétation, sans histoire.

Observe ce que cela provoque en toi :
un vide, une tension, une envie de comprendre ou de conclure.

Accueille simplement ce mouvement intérieur.


5. Rester dans la neutralité

Reste quelques instants dans cette présence ouverte.
Laisse le cheval être un cheval.
Laisse-toi être là, sans rôle, sans attente.

Dans cet espace neutre, la relation se simplifie.
Elle devient plus vraie, plus directe, plus vivante.


6. Clôture

Quand tu sens que la séance se termine, remercie intérieurement le cheval.
Puis répète une dernière fois :

« Je peux voir l’insignifiance sans peur. »

Laisse cette phrase t’accompagner en quittant l’espace.


Pourquoi cet exercice est puissant

Cet exercice est puissant parce qu’il agit exactement là où se fabrique la peur, c’est‑à‑dire dans l’instant où l’ego tente de donner du sens à quelque chose qui n’en a pas encore. Et cet instant, dans la relation avec le cheval, est extraordinairement visible et accessible.

C’est un acte d’alignement


  • 13 ème clé pour un succès véritable

Le succès véritable redéfinit la notion du temps. C’est une affirmation de reconnaissance qui semble revenir en arrière, mais qui en réalité va en avant. Il défait le passé dans le présent et libère ainsi le futur.


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