Cette idée — inspiré de la leçon 7 d’Un cours en miracles, peut sembler difficile à accepter au début. Pourtant, elle éclaire toutes les précédentes :
- C’est pour cela que rien de ce que nous voyons ne signifie quoi que ce soit.
- C’est pour cela que nous avons donné à tout ce que nous voyons toute la signification que cela a pour nous.
- C’est pour cela que nous ne comprenons rien de ce que nous voyons.
- C’est pour cela que nos pensées ne signifient rien et qu’elles sont semblables aux choses que nous voyons.
- C’est pour cela que nous ne sommes jamais contrariés pour la raison que nous croyons.
- C’est pour cela que nous sommes contrariés parce que nous voyons quelque chose qui n’est pas réellement là.
Nos anciennes idées sur le temps sont profondément ancrées, car tout ce que nous croyons repose sur ce que nous avons appris dans le passé. C’est précisément pour cela que nous avons besoin d’une nouvelle compréhension du temps. Et cette première idée n’est pas aussi étrange qu’elle peut le sembler au premier abord.
Lorsque nous regardons un cheval, le voyons-nous vraiment ou bien passons-nous en revue nos expériences passées ? Par exemple :
tenir un licol, monter, brosser, sentir la tension d’une longe, commencer un exercice, anticiper une réaction, et ainsi de suite ?
Nos réactions esthétiques, physiques et émotionnelles ne sont-elles pas, elles aussi, façonnées par ce que nous avons déjà vécu ? Sans ce passé, comment saurions-nous si tel cheval « convient » à ce que nous voulons faire ?
Que savons-nous de ce cheval, sinon ce que nous avons appris auparavant ? Le voyons-nous réellement ?
Regardons autour de nous. Ce que nous percevons est toujours teinté du passé.
Reconnaissons-le simplement, sans jugement, en appliquant l’idée du jour à tout ce qui attire notre regard, sans distinction.
Dans cette perspective, la clé suivante prend tout son sens…
- 7ᵉ clé pour un succès véritable
« Chacun a droit au succès. C’est un héritage divin en soi. Mais une désidentification à l’ego est d’abord nécessaire. »
Exercice avec le cheval
Objectif de l’exercice
Apprendre à reconnaître, dans la relation avec le cheval, ce qui vient du passé — nos habitudes, nos attentes, nos souvenirs — et ouvrir un espace pour une perception plus directe, plus présente, plus neutre.
Déroulement de l’exercice
1. Entrer dans le lieu comme si c’était la première fois
Avant même de regarder le cheval, prenons un moment pour nous arrêter.
Respirons.
Laissons venir cette idée simple : « Je ne vois que le passé dans ce lieu. »
Regardons l’environnement : la carrière, l’herbe, la longe, le vent, les bruits.
Reconnaissons que tout ce que nous croyons voir est teinté de souvenirs.
Pas besoin d’y croire.
Juste reconnaître la possibilité.
2. Approcher le cheval avec un regard neuf
Lorsque nous posons les yeux sur le cheval, observons ce qui se passe en nous :
- des images anciennes surgissent-elles ?
- des attentes ?
- des jugements ?
- des souvenirs agréables ou difficiles ?
- des gestes automatiques ?
Nous pouvons simplement murmurer intérieurement : « Je ne vois que le passé dans ce cheval. »
Non pas pour nier sa présence, mais pour reconnaître que notre perception n’est pas neutre.
3. Suspendre le savoir, même quelques secondes
Restons immobiles un instant.
Laissons tomber, juste pour un souffle, l’idée que nous savons :
- ce qu’il va faire,
- ce qu’il aime,
- ce qu’il n’aime pas,
- ce qu’il “est”,
- ce que nous devons faire avec lui.
Accueillons cette question silencieuse : « Et si je ne savais rien de lui ? »
Cette suspension ouvre un espace intérieur où une autre forme de rencontre peut émerger.
4. Observer sans interpréter
Regardons un détail : une oreille, un œil, une respiration, un mouvement de peau.
Puis un autre.
Sans chercher à comprendre.
Sans projeter.
À chaque fois que l’esprit commente, nous pouvons revenir à : « Je ne vois que le passé dans ce que je crois percevoir. »
Cette reconnaissance suffit à créer un espace de présence.
5. Laisser le cheval nous montrer le présent
Lorsque nous sommes plus disponibles, le cheval change souvent d’attitude :
- il s’approche,
- il respire plus profondément,
- il nous observe,
- il se détend,
- ou il reste simplement là, tranquille.
Nous n’interprétons pas.
Nous recevons.
Nous laissons le cheval être le cheval, sans le recouvrir de nos histoires.
6. Clôturer avec gratitude
Avant de partir, prenons un moment pour remercier intérieurement :
- le cheval,
- l’instant,
- et notre propre disponibilité.
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