Section 3. Qu’est-ce que le monde ?
Le monde est une illusion née de la croyance que nous sommes séparés de la Source. Tant que cette idée demeure en nous, le monde semble réel. Mais lorsque nous choisissons le pardon véritable — celui qui guérit la perception — les choses sont vues autrement. Les erreurs s’effacent, et leurs effets disparaissent peu à peu.
Le monde est né d’une attaque contre la Vie elle-même. Il symbolise la peur — et qu’est-ce que la peur, sinon l’absence d’Amour ? Ainsi, le monde devient un lieu où l’Essence de la Vie ne peut entrer, et où Ses créations semblent séparées d’Elle. C’est là que la croyance au manque est apparue, car la vérité ne peut engendrer de telles illusions. Privés de certitude, nos sens nous trompent, et l’erreur devient possible.
Alors sont apparus les mécanismes de l’illusion. Conçus pour servir un but précis, ils cherchent ce qu’on leur a donné à chercher : des preuves de séparation, de peur, de manque. Ils visent à rendre réel ce que le monde est censé attester. Dans ses reflets, ils croient voir une base solide où la vérité pourrait coexister avec le mensonge — comme si les deux pouvaient s’unir. Mais tout ce qu’ils rapportent n’est qu’égarement, soigneusement gardé à part de la vérité.
Pourtant, de même que nos sens ont été conçus pour nous détourner de la vérité, ils peuvent être redirigés. Les effets deviennent alors des appels à l’Amour, et chaque perception reçoit un nouveau but, donné par Celui que la Vie a désigné comme Médiateur entre l’Amour et le monde. Suis Sa lumière, et contemple le monde tel qu’Il le voit. Entends Sa voix dans tout ce qui te parle. Et laisse-Le te restituer la paix et la certitude que tu avais projetées, mais que l’Invisible a préservées pour toi en ton Soi.
Ne nous arrêtons pas à mi-chemin, tant que le monde ne s’est pas joint à notre perception nouvelle. Ne soyons pas satisfaits avant que le pardon ait été rendu complet, car notre fonction ne peut être changée : nous sommes appelés à réparer ce que nous avons fait. Puisque c’est nous qui avons projeté ses formes, c’est à nous de les contempler à travers les yeux de l’Unité, afin que ce qui semblait perdu puisse retrouver sa place dans l’éternité.
Méditation guidée : La peur ne justifie rien.
Installe-toi dans un espace calme.
Ferme les yeux.
Respire profondément…
Laisse ton souffle t’enraciner dans l’instant.
Inspire lentement…
Expire doucement…
Et laisse chaque expiration emporter les tensions, les pensées, les doutes.
Aujourd’hui, nous nous souvenons :
La peur n’a aucune raison d’être.
Elle est une illusion, un effet né d’une image fausse de nous-mêmes.
Elle montre que nous nous sommes imaginés comme nous ne serons jamais.
Et que nous regardons un monde qui n’existe pas.
Répète doucement en toi :
« Rien de ce qui est dans ce monde n’est vrai. »
« Je choisis de ne pas être dupe aujourd’hui. »
Visualise maintenant une lumière douce, dorée, qui émane de ton âme.
Elle s’élève, s’étend, et dissout les formes de peur — quelles qu’elles soient.
Tu n’as rien à craindre.
Tu es la pure expression de la Vie.
Répète :
« Il n’y a pas de peur en moi. »
« Je suis une partie de l’Amour lui-même. »
Laisse ces mots résonner dans ton être.
Laisse-les te rappeler qui tu es.
Un être de lumière, libre, uni à tous dans l’Amour.
Reste quelques instants dans ce silence sacré.
Respire…
Accueille la paix…
Accueille la vérité…
Quand tu es prêt, ramène doucement ton attention vers ton corps.
Bouge les doigts… les épaules…
Et ouvre les yeux avec douceur, en portant en toi cet amour retrouvé.
Intégration inspirée de la Leçon 240 d’Un Cours en Miracles (source officielle)
Comme nos peurs sont vaines ! Et pourtant, nos alliés en souffrent lorsque nous les rendons réelles. Aujourd’hui, nous demandons à la Vie de nous accorder la foi — celle qui voit au-delà des apparences, pour les reconnaître en Soi et les libérer de nos jugements. En Ton Nom, nous leur offrons le pardon, afin de comprendre l’Innocent en chacun de nous, et ressentir l’amour en soi, en l’autre, en la Vie.
Le succès reconnaît que toute chose a, avec une autre, un lien naturel. C’est une façon de percevoir la marque universelle de L’Amour.