La gratitude est une leçon difficile pour ceux dont le regard sur le monde est biaisé. Ils se contentent de remercier d’être épargnés, en comparant leur sort à celui des autres. Mais peut-on vraiment souffrir moins parce qu’un autre souffre davantage ? La véritable gratitude naît d’une reconnaissance envers Celui qui a fait disparaître toute cause de chagrin dans le monde.
Il est pernicieux d’être reconnaissant en rapport à la souffrance, mais il l’est tout autant de manquer de gratitude envers Celui qui t’offre les moyens pour être heureux, remplaçant la souffrance par le rire et la joie. Même ceux dont l’esprit vacille ne sauraient refuser de suivre Ses pas vers la délivrance qu’ils croyaient impossible, et qu’ils perçoivent maintenant.
Ton soi devient ton ‘adversaire’ lorsque tu projettes sur lui ta propre perte : un miroir déformé qui semble voler ta paix et te plonger dans le néant. Maintenant il ne reste plus rien à souhaiter, que se retourner contre lui. Maintenant tu ne peux que tenter de le faire tomber, aussi inutile que toi-même, ayant aussi peu entre ses mains que dans les tiennes.
On n’offre pas sa gratitude à la Vie au nom d’une comparaison basée sur le plus ou le moins, car l’amour ne fait pas ce genre de rapport. La gratitude ne peut être que sincère que dans l’amour, en reconnaissant que la liberté est pour tous, sans condition ni marchandage.
Sois reconnaissant avec sincérité, et laisse ta gratitude accueillir tous les êtres qui marchent vers la liberté avec toi — malades, affligés, perdus. Ne les compare pas, car cela nous coupe de la Conscience de l’unité que nous partageons tous.
Soyons reconnaissants d’une seule chose : de n’être séparés d’aucune chose vivante et donc d’honorer notre fonction qui est ne faire qu’un avec Elle. Réjouissons-nous qu’aucune exception ne puisse réduire notre entièreté, car autrement, nous manquons de reconnaître les dons que la Vie nous fait.
Offrons à nos âmes un moment de repos sur notre épaule, et remercions-les pour leur présence. En les guidant vers la paix, nous ouvrons aussi notre propre voie — une ancienne porte se réouvre dans notre mémoire, et la Promesse oubliée résonne à nouveau en nous.
Marche avec gratitude sur la voie de l’amour. Toute opposition est oubliée lorsque les comparaisons sont mises de côté. Maintenant, la peur de la vie est enfin affranchie, le pardon, une fois complet, ouvre à une gratitude totale –– car tu verras que toute chose a gagné le droit à l’amour en étant aimante, tout comme ton Soi.
Aujourd’hui, nous choisissons la gratitude plutôt que la colère et le découragement, car tout nous a été donné. Refuser de le reconnaître, c’est nourrir l’amertume et une image de nous-mêmes qui se voit sans cesse bousculée, sans penser se préserver, ni envisager son futur. La gratitude devient alors notre seul regard vrai, se substituant à ces perceptions néfastes— La Vie prend soin de nous et nous appelle de Son nom. Que pourrait-il y avoir de plus grand ?
Lors de la séance avec le cheval, la gratitude ouvre le chemin vers lui et accélère l’apprentissage, bien au-delà de ce qu’on imagine, car elle est un aspect de l’Amour, Source de toute création. La Vie nous invite à le reconnaître dans son entièreté, comme faisant partie d’Elle. Notre gratitude envers lui ne fait qu’un avec celle que la Vie a pour nous. Ainsi, l’Amour ne suit qu’une seule voie : celle de la Conscience Créatrice.
Un succès n’est jamais vain, il touche des vies et produit des changements sans même en avoir conscience.
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