Toute attaque vise à blesser, sans exception. Croire en la légitime défense revient à penser que l’attaque protège et sécurise, et que résister constitue une protection. C’est croire que blesser quelqu’un d’autre échange un état en autre chose de mieux, et éloigne peur et danger.
Croire qu’attaquer protège de la peur est absurde, car cela ne fait que la nourrir et la renforcer. C’est ainsi que la peur est protégée, lui donnant réalité et pouvoir. C’est seulement en déposant les armes, que tu percevras que c’est faux.
En attaquant un ennemi extérieur, tu crées un conflit intérieur qui divise ton esprit et te prive de la paix. L’amour a désormais un ‘ennemi’, un opposé ; et la peur, l’étranger, exige maintenant une défense contre la menace de ce que tu es réellement.
Si tu observes attentivement le cheminement de ta légitime défense imaginée, tu percevras les prémisses sur lesquelles elle repose. Étant donné que les idées doivent quitter leur source, tu conçois l’attaque, puis la projettes hors de toi, croyant à une séparation réelle entre ton esprit et celui que tu vises.
La peur devient ta sécurité, le gardien de ta paix, vers qui tu te tournes pour fuir les doutes sur ta force, détournant ainsi les attributs de l’amour. Dépouillé de ce qui lui appartient, l’amour se voit revêtu de ceux de la peur. Déposer les armes semblerait alors insensé, et pourtant, face à l’amour, elles ne sont que poussière.
Lorsque l’amour devient l’ennemi, la peur prend la forme du châtiment. Elle exige une obéissance aveugle et punit toute remise en question, tout en se parant d’un masque de justice et de clémence, traitant ses opposants de fous et d’égarés.
Aujourd’hui, nous contemplons sans émotion ce dieu du châtiment : il n’est que pierre, sans pouvoir. Le défier est inutile, car il n’en a aucun. Et ceux qui s’en remettent à lui pour leur sécurité n’ont ni gardien, ni force pour les soutenir dans l’épreuve, ni défenseur vaillant à leurs côtés.
Ce moment peut sembler redoutable, mais il peut aussi être celui de ta délivrance. Face à cette idole que tu vois telle qu’elle est, choisis : rendras-tu à l’amour ce que tu lui as ôté, ou chercheras-tu une nouvelle forme pour la remplacer ? Car le dieu de la peur ne manque jamais d’en trouver d’autres.
Ne crois pas que la peur soit l’échappatoire à la peur. Le plus grand obstacle à la paix, difficile à reconnaître pour ce qu’il est, c’est la peur de la Vie. C’est la prémisse fondamentale qui fait de la peur un dieu, aimé de ceux qui l’adorent, tandis que l’amour semble maintenant investi de la peur.
D’où vient cette croyance insensée en des dieux vengeurs ? L’amour n’a pas confondu ses attributs à ceux de la peur, mais les adorateurs de la peur voient leur propre confusion dans ‘l’ennemi’ de la peur. Ainsi, l’amour paraît cruel. Et qu’est-ce qui peut être plus apeurant maintenant que le Cœur même de l’Amour ?
Le choix d’aujourd’hui est clair : n’appelle plus dieu cette idole de pierre que tu as fait. Ne la laisses pas revenir sous d’autres formes, ramenant avec elle la peur de la Vie. Cette fois, tu la laisses là, et retournes à un monde nouveau, allégé du fardeau, révélé par ta vision retrouvée.
Maintenant, tes yeux appartiennent à l’Unité et ton âme regarde par eux. Ta voix résonne de la Sienne, et ton cœur est en paix. Tu as choisi La Vie plutôt que les idoles, retrouvant tes dons sacrés. L’Appel pour l’Amour est entendu et reçoit sa réponse. Maintenant la peur a cédé le pas à l’amour, la Vie Elle-même la remplaçant.
Lors de la séance avec le cheval, prends un moment pour le regarder. Il est comme toi : sa paix est en lui, car en la Vie il n’est point de cruauté. Ce que nous avons reçu de l’Amour, nous le partageons avec nos alliés, unis en un seul esprit. Par sa paix, nous sommes rendus complets, libres dans notre entièreté. Et pour cela, nous lui rendons grâce.
Les succès raniment la conscience que c’est l’Esprit, et non le corps, qui initie leur véritable accomplissement.
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