La Vie donne tout, sans réserve. Sa confiance en toi est absolue, Elle connait ton âme. Toutefois seuls ceux qui s’unissent en Sa volonté reçoivent Ses dons pleinement. Alors pourquoi penser qu’il existe une autre volonté que la Sienne ?
Ainsi ce produit le paradoxe entre faire et créer. Ce monde, étant issu du faire, n’est pas la Volonté de la Vie, ainsi il n’est pas réel. Pourtant, ceux qui le jugent vrai croient en une autre volonté, conduisant à des effets opposés à ceux de la Vie. Cette croyance mène à l’idée de deux créateurs ou d’un seul—eux-mêmes. Ainsi, l’unité d’une seule Volonté est niée, et l’illusion de se sentir seul prend le dessus.
Celui qui s’accroche à cette croyance se sent obligé de rejeter les dons de la Vie, voyant leur acceptation comme une trahison à lui-même. Il doit nier leur présence, contredire la vérité et souffrir pour préserver le monde qu’il a fait.
Il pense que le monde est sa seule demeure et la seule sécurité qu’il croit trouver. Sans lui, il se sentirait perdu et apeuré—sans réaliser qu’ici, il l’est déjà, errant si loin de chez lui, si longtemps parti qu’il a oublié d’où il vient, où il va et qui il est réellement.
Ainsi il erre, ignorant les dons de la Vie qui l’accompagnent toujours. Aveuglé par la futilité du monde, il refuse de voir sa propre richesse infinie, avançant seul vers nulle part alors que la Vie est avec lui. Il a l’air fatigué, usé, blessé, il marche sur une voie où tant d’autres peuvent ressentir sa souffrance et la reconnaitre à son passage. Or son destin est-il vraiment tragique, quand tu vois qu’il suit la voie qu’il a choisie ? Il lui suffirait de reconnaître Qui fait route avec lui, et d’ouvrir ses trésors pour être libre.
Voilà le soi que tu as façonné pour remplacer la réalité et que tu défends contre toute raison. Ignorant les preuves, tu avances sur la voie que tu t’es assignée, évitant toute lueur de vérité par crainte qu’être délivré de ta tromperie de soi, te rendant libre.
Tu crains d’être touché par le doigt de l’Unité qui t’invite à voir en toi, en regardant tes dons. Comment alors pourrais-tu proclamer le dénuement et le manque d’amour ? Elle dissiperait cette perception de toi-même dans un éclat de rire. Où est l’apitoiement sur soi-même alors, et la tragédie que la Vie n’a jamais voulue pour toi, Elle qui te destine uniquement à la joie ?
Ton ancienne peur t’a envahi. Maintenant la justice se rallie à l’Unité, te faisant sentir que tu n’es pas seul. Maintenant, peut-être penses-tu que ton soi que tu pensais être toi pourrait bien ne pas être ton Identité. Peut-être que la Promesse de Son Amour infini est plus vraie que la tienne. Peut-être que Ses dons sont réels. Peut-être n’a-t-Elle jamais été dupé par ton plan pour garder ton âme dans un profond oubli et suivre une voie que tu as choisie sans ton Soi.
La Volonté d’Amour ne s’oppose pas—Elle est. Ce n’est pas Elle que tu as emprisonné dans ton plan pour perdre ton Soi. Elle ne sait rien d’un plan si étranger au Sien. Face à un besoin qu’Elle ne comprend pas, Elle donne une Réponse. Et cette Réponse te suffit entièrement.
Maintenant, nous vivons, car nous ne pouvons pas mourir. Le souhait de mort a reçu sa réponse, remplacé par une vision plus vraie de ce que tu prétends être. Ton Soi marche à tes côtés, dissipant tes peurs par un simple : « Il n’en est rien. » Il te révèle tes dons chaque fois que le sentiment de manque t’oppresse, et te rappelle Sa compagnie lorsque tu te crois seul.
Il te rappelle ce que tu avais oublié, car te touchant du doigt, Il t’a rendu pareil à Lui. Tes dons ne sont pas pour toi seul—ce qu’Il t’a offert, tu dois le partager, car en libérant ton âme de la solitude, il t’a révélé les dons que la Vie te faits. Il parle aussi de ce qui devient ta volonté, reconnaissant ces dons comme les tiens.
Les dons te sont confiés pour les offrir à ceux qui errent encore. Sans le savoir, ils poursuivent leurs propres routes en solitaire. Maintenant, c’est à toi de révéler qu’il y a une autre voie. Montre-leur le bonheur qui vient à ceux qui sentent le toucher de l’Unité, reconnaissant Ses dons d’Amour. Ne laisse aucun sentiment de tristesse te détourner de ta fonction.
Tes soupirs affaiblissent l’espoir de ceux qui comptent sur toi. Tes larmes sont les leurs, ta maladie les prive de guérison, et tes peurs renforcent les leurs. Mais ta main devient celle qui donne le toucher de l’Unité, et ton changement d’esprit prouve que celui qui accepte les dons d’Amour ne peut souffrir. Ce qui t’est confié est la délivrance du monde.
Lors de la séance avec le cheval, ne le trahis pas—sois la preuve vivante du toucher de l’Unité. La Vie t’a confiée tous ses dons. Atteste en ton bonheur combien l’esprit est transformé qui les accepte. Ta mission est de les partager, comme Elle a partagé Sa joie avec toi. Telle est ta fonction, et maintenant partage-la avec ton allié.
Les succès enseignent que donner procure autant de bonheur que recevoir. Ils augmentent la force du donneur et fournissent des forces au receveur simultanément.
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