La défense découle de la peur et renforce l’illusion du danger. Elle transforme des menaces imaginaires en réalités perçues, rendant la correction encore plus difficile. En voulant anticiper le futur, revivre le passé ou façonner le présent à notre guise, nous opérons sous l’idée erronée que nous devons nous protéger de ce qui pourrait nous nuire. Or, cette croyance engendre une vision du monde fondée sur la menace, où règles, armes et systèmes ne servent qu’à renforcer l’insécurité. Se défendre ne protège pas, mais nourrit la peur qu’on cherche justement à fuir. Alors, que cherchons-nous vraiment à défendre, et contre quoi ?
Tu défends ce qui te semble vulnérable, et le corps, perçu comme fragile, devient l’objet de cette protection. Pourtant, il n’a que les besoins que ton âme lui attribue. Or en le parant de structures défensives ou de médicaments qui amènent la santé, tu admets sa précarité et alimentes une image de peur et d’insécurité. Cela ne vient pas du corps lui-même, cette peur naît de la croyance que ta demeure est menacée. C’est ton âme qui a donné au corps toutes les fonctions que tu vois en lui, et qui a fixé sa valeur bien au-delà d’un petit tas de poussière et d’eau. Alors, pourquoi défendre ce qui n’a de valeur que celle qui lui est attribué ?
Le corps n’a pas besoin de protection, seulement d’être reconnu comme distinct de l’esprit. Lorsque l’esprit lui impose des attentes qu’il ne peut satisfaire, il devient une source de déception et d’attaques inutiles. Le « soi » qui semble nécessiter une défense a besoin simplement d’être perçu comme quelque chose de tout à fait à part de toi, et le corps devient un instrument sain, fonctionnel, par lequel l’esprit peut opérer jusqu’à ce que son utilité ait cessé. En cherchant à préserver le corps, tu ne verras pas l’esprit comme étant séparé de sa condition de vie, et tu imposeras au corps toute la douleur quand l’esprit conçoit qu’il est limité et fragile, à part des autres esprits et séparé de sa Source.
Le corps retrouve la santé lorsque l’esprit accepte la vérité. Or est-ce là que tu cherches sa guérison ? Tu lui offres un genre de protection qui ne lui gagne aucun bénéfice mais ne fait qu’ajouter à la détresse de ton esprit, car tu manques de voir où l’espoir doit résider pour être signifiant. Un esprit guéri ne planifie pas, il suit le Plan qu’il reçoit avec confiance, sachant que rien ne peut entraver son chemin vers un but qui sert le bien commun. Il se libère de l’illusion de devoir faire des plans sans connaître les moyens par lesquels le Plan résoudra le problème. Quand il a accepté cela comme vrai, il est guéri et lâche prise du corps.
L’esprit non guéri soumet le corps à ses propres plans, le rendant malade. Au lieu d’être un simple instrument temporaire pour un dessein plus vaste, il devient l’objet d’une protection inutile. Un esprit effrayé planifie pour se défendre, croyant devoir contrôler l’avenir en s’appuyant sur le passé, ce qui l’empêche de vivre pleinement le présent et d’accueillir le changement. Les défenses sont une attaque contre la vérité, cherchant à préserver une illusion en rejetant ce qui contredit les croyances établies. Pourtant, seul le présent suffit à garantir un avenir libre du poids du passé.
Si tu savais que tout est planifié pour ton bien, que ne pourrais-tu accepter ? Tes défenses t’ont voilé la protection qui anime chacun de tes pas. Alors que tu planifiais la peur, ton Soi te mène à la vie éternelle. Ta confiance présente en Lui est la seule défense nécessaire, garantissant un avenir serein sur la voie pour ton bonheur, selon le plan originel, commencé à la naissance du temps. Sans défenses, tu éclaires ainsi ceux qui te suivent jusqu’à ce que les peurs tombent, ne laissant que la joie de vivre.
Aujourd’hui, nous avançons avec confiance, sachant que tout est déjà planifié pour notre bien. Nous n’avons pas à organiser ni contrôler, mais simplement à accueillir. Lors de la séance avec le cheval, nous laisserons de côté les plans et les pensées qui bloquent la vérité, recevant au lieu de faire des plans, donnant le libre choix au lieu de contrôler.
La confiance présente en notre Soi est la seule défense nécessaire. Dans l’abandon des résistances, nous découvrirons la force et la clarté dissimulées derrière nos peurs. Le bonheur ne demande rien, seul l’ego exige le sacrifice.
Aujourd’hui, nous renaissons, libérés des illusions du passé, et nous apprenons notre véritable rôle dans le Plan de la Vie. N’essaie pas de façonner cette séance selon tes attentes—permets simplement au bonheur de se révéler. Lorsque des pensées défensives surgiront, souviens-toi : « C’est le jour de ma renaissance. Mon Soi n’a pas besoin de défense contre la vérité de sa réalité.
Les succès sont des expressions d’amour, dont les effets ne sont pas nécessairement perceptibles.
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