Le pardon est souvent perçu comme l’abdication d’une colère légitime ou un désaveu complet de la vérité. De ce point de vue, il est considéré comme une frasque, reposant la paix sur une lubie. Or, le pardon n’est pas demandé pour ce qui est vrai, seulement limité à ce qui est faux. Ses lois rayonnent Son Amour. La vérité est la création de la Source, qui demeure parfaite et n’a nul besoin de pardon. Comment pardonner à ceux qui sont éternellement justes ?
Tu crois devoir pardonner la vérité au lieu des illusions, ce qui fausse ta perception du pardon. Tant que la faute te semble réelle, le pardon paraît une tromperie, une tentative insensée de justifier l’injustifiable. Pourtant, c’est en reconnaissant que seul l’illusion demande pardon que tu peux voir la paix au-delà du jugement. Si la faute est réelle, le pardon semble illusoire, incapable d’effacer la culpabilité. Or reconnaître l’irréalité du manquement fait du pardon un soulagement profond, un don apaisant qui dissipe doucement les illusions devant la vérité.
Le pardon est la seule lumière dans les illusions du monde, voyant leur néant sans s’y tromper. Il ne prête aucune attention à ceux qui s’accusent eux-mêmes, et pose sur eux un regard tranquille de vérité. La force du pardon est ton honnêteté incorrompue. Il passe sur ce qui n’est pas là, et dissipe les mensonges en restaurant la vérité. Il libère la voie au pardon véritable car en offrant ce don, tu te pardonnes toi-même.
Pour trouver la porte du pardon, ne t’attarde pas sur ce que tu penses que quelqu’un a fait, qui n’est qu’une tromperie sur soi-même. Demande plutôt: « Est-ce que je m’accuserais d’avoir fait cela ? »
Tu verras ainsi des alternatives qui rendent le choix signifiant et gardent ton esprit aussi libre de culpabilité et de douleur. Il n’y a que les mensonges qui condamnent. l’Innocent en toi est vérité. Le pardon se tient entre l’illusion et la vérité, entre le monde physique et l’invisible, entre la douleur et la paix d’esprit.
De l’autre côté du pont, baigné d’amour, les illusions de peur sont portées au silence de la vérité. Le songeur réalise doucement qu’il peut ressentir la délivrance qui lui a été acceptée. Il n’a plus à lutter ni à bâtir des forteresses pour se protéger. En abandonnant la peur, il se libère de son armure et avance, laissant derrière lui une trace pour guider ceux qui le suivent.
Le pardon doit être pratiqué, car le monde ne peut en saisir la portée ni en enseigner la Pensée qu’il reflète. Étranger aux illusions, il relie ton esprit à la réalité en toi.
Exerçons-nous aujourd’hui au pardon pour rencontrer notre réalité du monde en paix. Lors de la séance avec le cheval, accordons-nous des moments de réflexion avec le Guide qui nous enseigne le pardon et demandons-Lui : « Que je perçoive le pardon tel qu’il est. »
Choisis un cheval et considère brièvement ses «fautes» sans t’y attarder, en te demandant : « Me condamnerais-je pour cela ? » Libère-le ainsi de ces pensées et ressens l’allégement. Pratique le pardon tout au long de la séance, en te rappelant : «Que je perçoive le pardon tel qu’il est. Je ne poserai pas cette chaîne sur moi-même.» Souviens-toi que nul n’est condamné seul, et nul ne peut traverser le pont seul.
Le succès ramène l’esprit à sa paix et dissipe les illusions du manque. En le délivrant, il fortifie l’esprit et écarte l’ingérence de l’ego.
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