La perception suit une logique implacable : ce que tu vois reflète ta pensée, et ta pensée découle du choix de ce que tu veux voir. et nul ne peut manquer de voir ce qu’il croit vouloir. Mais peut-on vraiment haïr et aimer à la fois ? peut -on vouloir ce que l’on refuse comme réel ? Peut-on choisir de voir ce qui nous effraie ? La peur doit donc rendre aveugle, car ce qu’on redoute, on ne peut le voir. Ainsi, l’amour révèle la réalité, tandis que la peur la voile.
Que peut réellement projeter la peur sur le monde ? Peut-on voir quoi que ce soit dans l’obscurité ? La peur occulte la vérité et ce qui reste n’est qu’imaginé. Or qu’y a-t-il de réel dans ce qu’elle invente ? Que pourrais-tu désirer au point qu’il te soit montré ? Que choisirais-tu de conserver dans un tel rêve ? La peur façonne les séparations, les distinctions, une diversité apparente—mais elles n’existent pas. L’ennemi de l’amour les a inventées. Donc ces illusions n’ont ni origine, ni existence, ni conséquence. Elles peuvent être estimées, mais elles restent irréelles ; recherchées, mais jamais trouvées. Aujourd’hui, nous ne les poursuivrons pas et nous ne gaspillerons pas cette journée à chercher ce qui n’a jamais existé.
On ne peut voir simultanément deux mondes sans lien entre eux. En cherchant l’un, l’autre disparaît. Le choix est simple : le réel ou l’irréel – rien d’autre. Aujourd’hui, nous ne chercherons pas de compromis là où aucun n’est possible. Le monde que tu vois reflète le choix que tu as déjà fait, aussi absolu que son opposé. Mais cette leçon va plus loin : elle enseigne que ta perception est parfaitement cohérente selon ton point de vue. Elle naît d’une seule émotion et en reflète la source partout.
Aujourd’hui, lors de la séance avec le cheval, nous consacrerons les cinq premières minutes à cette pensée qui nous libère de tout compromis et doute, avançant vers lui tout en faisant qu’un. Sans distinctions ni fragments d’irréalité entre nous, notre esprit sera entièrement tourné vers la vérité.
Commence ta quête de l’autre monde en appelant une force au-delà de la tienne et en reconnaissant ce que tu cherches vraiment. Tu ne veux pas d’illusions ; alors, tu te présentes à lui les mains vides, libéré de tes idées préconçues, et tu attends que ton Soi te guide. L’Amour est là, car tu invoques une puissance infaillible qui fait ce pas de géant avec toi. Sa reconnaissance envers toi se manifestera en perception et en vérité. Tu ne douteras pas de ce que tu verras, car cette vision dépasse celle de tes yeux seuls. Tu comprendras alors que la force de ton Soi t’a soutenu dans ce choix.
Chaque fois que la tentation surgira, rappelle-toi simplement que ta perception suit ton choix, et c’est par l’amour ou la peur que tu avances vers l’unité. Si tu laisses une part de peur devenir réelle, elle obscurcira ta vision et tout ce que tu verras sera peur. La liberté qu’offre l’amour reste toujours accessible, prête à remplacer ce que la peur aurait caché.
À chaque forme que la peur prendra, il suffit de dire : Il est impossible de voir deux mondes. Je cherche ma liberté et ma délivrance, et ceci ne fait pas partie de ce que je veux.
Les succès alignent la perception du monde visible et invisible dans un juste équilibre. Cela place l’Esprit au centre, où Il peut communiquer directement.
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